Conférence Crimson Tales

Le 5 décembre dernier, Paris Ynov Campus a eu le plaisir d’accueillir les créateurs du jeu Onirism, des studios Crimson Tales. Stephen Delmail, chef de projet et graphiste, et Amaury Bauthier, graphiste et modeleur 3D, sont venus raconter leur parcours et les difficultés auxquelles ils ont été confrontés pour pouvoir, finalement, concrétiser leur passion.

La naissance d’un projet

Devant la centaine d’étudiants attentifs, ils ont parlé à cœur ouvert de la nostalgie de leurs débuts, quand un simple projet étudiant s’est transformé en un projet de vie. Ils ont évoqué leurs échecs, puis leurs réussites, leur fierté quand, pour la première fois, le monde qu’ils avaient imaginé a pris forme sous leurs yeux. Ils ont abordé sans tabou les challenges qui se sont dressés devant eux, car la réalité du marché est bien plus complexe qu’il n’y parait quand on est un indépendant.

Financements, crowdfunding, travail alimentaire, Stephen et Amaury ont énoncé ce par quoi ils sont passés pour pouvoir continuer à faire tourner leur entreprise, avant de monter un collectif d’indépendants qui font vivre le studio.

La découverte du Jeu Vidéo Indépendant

S’en est suivie la découverte du jeu vidéo indépendant au sens large du terme, sa croissance sur le marché français et les nombreux acteurs du milieu : techniciens, graphistes, modeleurs, développeurs, directeurs artistiques, éditeurs, sound designer, etc ; beaucoup de ces professions sont passées au crible et sont ainsi expliquées aux étudiants découvrant, un peu sonné, la diversité de ces métiers.

Enfin, les papas d’Onirism ont raconté comment Crimson Tales a rencontré ses comparses indépendants lors des salons, conventions, événements, meetups, etc. Comment le studio a découvert un monde riche de talents, de solidarité, de bienveillance, une « famille », en somme, comme l’évoque Amaury avec émotion.

Un échange enrichissant

Pour conclure, les conférenciers ont joué le jeu de « la session question-réponse ». Chacun a pu alors interroger nos invités pour demander conseil, parfois, ou évoquer ses doutes, avoir un avis ou féliciter le travail montré à travers les graphismes et le trailer du jeu.

« Le monde du jeu indé, c’est admettre dès le départ que tu vas galérer, mais en revanche, la liberté de pouvoir travailler comme tu en a envie, pour faire quelque chose qui te passionne, c’est un luxe qui vaut tous les CDI du monde ». C’est sur cette phrase de Stephen que s’est conclu le symposium, sous les applaudissements des étudiants et du staff.

Un public conquis

« J’ai trouvé ça très instructif et très intéressant ! Avoir le témoignage de personnes qui travaillent en tant qu’indépendants nous permet d’avoir une idée un peu plus précise de ce qui nous attend après nos études et vers quoi nous orienter »
– Julie BOULAT, étudiante en B2 Animation 3D & Jeux Vidéo